Le français sous un autre angle !

17 octobre 2022
par Anne-Marie Gingras

Cet article est conforme à la nouvelle orthographe.

 La langue française est une langue vivante. Les gens qui la parlent la font évoluer, la font grandir. D’ailleurs, c’est là, toute la beauté de la langue. Une langue, c’est le cœur même d’un peuple, d’une génération. Une langue, c’est l’histoire d’une communauté à travers le temps. Saviez-vous que le français représente la deuxième orthographe la plus difficile dans le monde ? 

En tant que spécialistes des communications au Québec, nous nous devons d’avoir un français impeccable autant à l’oral que dans nos communications écrites. Nous sommes également une sorte de porte-étendard de notre langue, de cette langue souvent complexe. 

Dans les dernières années, nous avons souvent entendu parler de la nouvelle orthographe. Saviez-vous que celle-ci est en vigueur depuis les années 1990 ? Bien oui ! Cette démarche a été mise en place afin de modifier et corriger certaines incohérences de notre langue. Environ cinq-mille mots ont été touchés par ces rectifications. Pour votre culture générale, en voici quelques exemples[1].

  • L’accent circonflexe disparait sur les lettres i et u. 
    • Connaître devient connaitre
    • Île devient ile
  • Devant un e muet, on emploie l’accent grave.
    • Événement devient évènement
    • Réglementation devient règlementation
  • Disparition du trait d’union dans tous les mots composés avec contr (e) et entr (e)
    • Contre-attaque devient contrattaque
    • Entre-jambe devient entrejambe
  • Quelques mots [2]qui s’écrivent d’une autre façon. 
    • Leadership devient leadeurship
    • Nénuphar devient nénufar
    • Oignon devient ognon

Il y a de quoi être mêlé avec tous ces changements. Toutefois, l’emploi des graphies traditionnelle ou nouvelle ne peut pas être pénalisé ni considéré comme fautif. Mais, que fait-on avec tout cela dans nos différentes communications ?

Bonne nouvelle ! Les rectifications orthographiques ne sont pas obligatoires, mais elles sont recommandées. Peut-être serait-il sage de l’inclure tranquillement dans nos pratiques ? Assurément, une réflexion s’impose à ce sujet. D’ailleurs, plusieurs outils existants proposent déjà cette nouvelle orthographe comme le correcteur Antidote. 

Mais, quelles sont les bonnes pratiques lorsque l’on souhaite publier un article ou un texte en orthographe rectifiée[3] ? Selon l’Office québécois de la langue française, il n’y a pas d’obligation à ajouter une note en ce sens dans notre rédaction. Toutefois, l’ajout d’une mention pourrait en informer le lecteur. 

Inévitablement, le français est appelé à changer et à se transformer tout comme la société se modernise avec le temps. Les communications doivent s’adapter aux changements sociétaux, mais elles doivent aussi s’adapter aux changements liés à la langue. Et vous, qu’en pensez-vous ? Devrait-on modifier le français écrit dans nos communications ? Comment devrions-nous l’inclure ? 


[1] Site Internet de l’Office québécois de la langue française (OQLF) : Banque de dépannage linguistique — (gouv.qc.ca)

[2] Site Internet AlloProf : La correction d’anomalies | Alloprof

[3] Site Internet de l’Office québécois de la langue française : Banque de dépannage linguistique — Questions fréquentes sur les rectifications de l’orthographe (gouv.qc.ca)

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