COVID-19 – C’est notre état de préparation qui déterminera la durée de la crise

En 2009, il y a déjà dix années de cela, j’ai participé à l’implantation du Plan de lutte québécois contre la pandémie d’influenza (Grippe A H1N1). Pour le compte du ministère de la Santé et des services sociaux et des agences de santé de l’époque, j’ai rencontré plus de 800 professionnels de la santé, gestionnaires et communicateurs du réseau avec comme objectif faire en sorte d’accompagner le public tout au long de la pandémie en cours. Notre information était basée sur des faits et elle fut transmise avec calme, en toute transparence.

Cette année-là, nous étions face à une grave pandémie et tous ensemble, gouvernement et citoyens, nous avons passé au travers. Nous étions bien préparés. Malgré quelques travers, nous avons réussi le défi de contenir la pandémie. Comme nous réussirons aujourd’hui, si tous ensemble, nous agissons de façon responsable.

Aujourd’hui, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) considère que le coronavirus est désormais une pandémie mondiale.

Le Québec et le Canada sont en veille d’alerte. La question n’est plus de débattre du « si », mais plutôt de reconnaître le « quand ». Autrement dit, malgré toutes les précautions que les autorités publiques et civiles prendront au cours des prochains jours et des prochaines semaines, nous ne pourrons échapper à la COVID-19.

Mais c’est notre état de préparation qui déterminera l’ampleur et la durée de la propagation du coronavirus. Mieux nous serons préparés en suivant les recommandations des autorités publiques, plus nous pourrons passer au travers de cette crise.

Depuis quelques semaines, le gouvernement du Québec assume sa part de responsabilité.

En effet, le gouvernement fait régulièrement état de la progression du coronavirus dans le monde et du bilan du nombre de cas confirmés et potentiels. Depuis quelques jours, Québec multiplie les consignes et les avis pour sensibiliser, prévenir et inciter l’ensemble de la population à se préparer au pire.

Il s’agit d’une position responsable qui se traduit maintenant, suite aux interventions régulières du directeur de la santé publique Horacio Arruda qui a joué un rôle remarquable en expliquant la situation par des faits et rien d’autre, par des points de presse quotidiens du premier ministre François Legault à l’Assemblée nationale. Une formule éprouvée depuis une vingtaine d’années. Souvenons-nous du rôle joué par le premier ministre Bouchard lors de la crise du verglas.

Quelles mesures envisager pour prévenir la propagation du coronavirus?

Nous savons maintenant que tous les établissements de santé se préparent et que des mesures exceptionnelles sont prévues. Mais dans un contexte de propagation du virus en l’absence d’immunité pour une grande partie de la population, est-ce raisonnable de permettre des rassemblements de plusieurs milliers de personnes? Y a-t-il encore une seule entreprise au Québec qui n’est pas préoccupée au point de ne prévoir aucune mesure préventive pour ses employés, tel le télétravail?

Pour tous celles et ceux qui sont en contact direct avec le public –dans les écoles, dans les magasins, les épiceries, dans les transports en commun, etc.– que prévoit-on pour protéger les enfants, le public, les clients et les employés?

À ce moment-ci, l’heure est à la prévention dans toutes les sphères de la société.

Nous devrions tous être préoccupés, de façon responsable, à trouver des solutions pour limiter la propagation du virus. À commencer par soi. En se lavant les mains régulièrement, en toussant dans le pli de son coude, en appelant le 811 au moindre symptôme et en évitant d’être en contact avec les autres, et surtout ne pas hésiter à s’isoler à la maison au moindre soupçon.

Comme lors de la crise du verglas, les médias joueront leur rôle en diffusant de façon responsable les faits. Si vous êtes sur les médias sociaux, fiez-vous à des sources d’informations crédibles. Par exemple, depuis plusieurs jours, sur Facebook et Twitter, le docteur Alain Vadeboncoeur est une source crédible. Ses conseils, simples et faciles à mettre en application, contribuent à rassurer et à responsabiliser chacun d’entre nous.

Nous avons tous une responsabilité, dont la première est de prendre la menace au sérieux.

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Le docteur Alain Vadeboncoeur

Comment

  • Excellent billet Steve ! Effectivement, l’état de préparation de tous est clée et surtout, la prise de conscience et la prise d’action de chaque humain individuellement pour collectivement réduire les impacts de propagation.

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