La technologie derrière le scandale de Cambridge Analytica

Des lignes de code

Le monde entier semble être tombé des nues en apprenant le scandale de Cambridge Analytica. Pourtant, les acteurs du milieu des technologies numériques connaissent bien les immenses possibilités qu’offrent la cueillette massive de données provenant de l’utilisation des réseaux sociaux. 

Cambridge Analytica s’est approprié une grande quantité de données disponibles. Le problème éthique qui est en cause c’est la finalité de l’exercice.

En utilisant une application à l’apparence inoffensive de quizz, ils ont exploité une faiblesse dans la structure d’échange de données de Facebook. Avec cette faiblesse, ils ont téléchargé 50 millions de profils d’utilisateurs de Facebook sans la moindre demande d’autorisation.

Cambridge Analytica a, par la suite, généré une série des profils psychosociologiques pour identifier et déterminer les messages qui sauront plaire à une clientèle définie. Comme l’affirmait le lanceur d’alerte de l’organisation, avec ce ciblage précis, ils ont réussi à chuchoter à l’oreille ce que chacun voulait entendre politiquement sans réelle cohérence entre les messages au lieu d’affirmer haut et fort leur plan sur la place publique.

Vous pouvez changer les autorisations de vos applications Facebook en allant ici. 

Une question éthique

Au printemps dernier, j’ai personnellement eu l’occasion de discuter avec quelqu’un qui avait collaboré avec Cambridge Analytica. Aux premiers abords, j’avais trouvé la technologie plus qu’intéressante. Comment diffuser exactement le bon message aux bonnes personnes? Le rêve de tout communicateur. Par contre, avec le recul, en comprenant mieux la méthode de collecte de données et les conséquences fâcheuses de la technologie, il s’agissait d’une solution qui ne pouvait qu’être toxique à long terme pour les organisations qui l’utiliseraient.

C’est d’ailleurs le problème de la rapidité de l’évolution des technologies numériques. Les organisations veulent être les premières à utiliser une nouvelle technologie. Elles veulent trouver le moyen d’optimiser au maximum celles-ci. On sait quelles pratiques commerciales ou politiques traditionnelles sont inéquitables. Avec les nouvelles technologies, pour avoir une longueur d’avance sur ces compétiteurs, il devient difficile de prévoir les conséquences négatives.

Il faut alors prendre le temps de consulter des professionnels qui ont une bonne connaissance des nouveaux outils technologiques. Plus important encore, ils doivent être capable d’appliquer ces outils en connaissant les attentes de leurs parties prenantes, des gouvernements et des publics en généraux.

La sécurité avant tout

On ne réalise pas le potentiel nuisible d’un simple fichier Excel contenant une liste de client ou des participants à des concours. Comme pour Facebook, il faut s’assurer qu’une tierce partie ne prenne pas possession d’un fichier. Pour ce faire, il faut avoir des communications claires sur l’utilisation des données que l’on partage avec une autre organisation. Aussi, il faut aussi s’assurer que les employés à l’interne comprennent l’importance de protéger les données clients. Finalement, il est préférable d’éviter le courriel et les clés USB pour le transfert de fichier sensible. Ils sont facilement transférables ou faciles à perdre. Un serveur FTP sécurisé (SFTP) est facilement implantable si vous avez déjà un site web. Il vous permettra un transfert sécuritaire de vos fichiers. Discutez-en avec votre hébergeur.

Photo par Markus Spiske sur Unsplash

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